Dans la langueur de l’été 2015, de  l’ennui guettant à ma fenêtre a surgit cette envie étrange de rejouer à l’infini une apparition et une disparition. L’Annonciation d’un événement funeste à venir. Daphné des temps modernes en prise avec son reflet, retenue par l’image idéalisée de la femme actuelle, bafouée dans ses réelles aspirations à vivre comme bon lui semble, elle paraît destinée à jouer en boucle le sempiternel même rôle!

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Retour au coeur

Après presque deux ans d’absence Berce retourne aux sources. Les temps sont devenus froids, les hommes ont mal et semblent l’ignorer. La marge de manœuvre est faible. Que nous reste-t-il hormis la colère ou la révolte? Pour ceux qui se souviennent de leur vie antérieur sans collier, difficile de ne pas mordre. « Il faut se décolliériser » disait Léo! Des armes, des armes, des armes et des poètes de service à la gâchette. Pour mettre le feu aux dernières cigarettes, au bout d’un vers français brillant comme une larme!

Lavis, feutre et encres de couleur.

Lavis, feutre et encres de couleur.

Me revoici centrée, ancrée dans de nouveaux méandres, où je brasse et cherche les nouvelles mélodies, et les mots, ah ces putain de mots… difficile de les cueillir. A peine approchés, déjà tombés, déjà inutiles. C’est une joie et une souffrance, un appel irrépressible.  J’y travaille, et bientôt, je le souhaite, bientôt onze petits bâtards lèveront jusqu’à croquer sous l’oreille.

En attendant, je farfouille dans ma besace et en profite pour remettre en ordre quelques petites choses à joindre à l’historique et puis sans doute quelques petits scribouillis, moi qui éprouve toujours le besoin de dessiner.

Berce.

 

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Bleue nuit

bleue nuit

bleue nuit

 

Bleue nuit l’âme qui flotte et qui s’échappe.

 

Bleus profonds les cheveux corbeaux, home des vierges.

 

Bleu iridescent le rayon de lune, bleu violine le voile des seins.

 

Mauve le grain fleuri de la peau.

 

Bleue vague à l’âme , bleue la flamme à travers la nuit.

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humeur d’automne

colombe au repos, encre.

Colombe se coiffant, encre de chine et plume.

Allez savoir ce que portent les oiseaux sous leurs airs naïfs ? Métaphores, réduits à nos rêves, d’immenses plaines les habitent peut-être. Et  leurs têtes si fines et si étroites couvent des hectares d’espérances et de vols.

Nous observent-ils tels que nous le faisons, amusés par nos faits et gestes, désespérés  de nos  déroutes ?

A l’aune de l’automne, se poser haut sur le faite d’un arbre pour y coiffer méticuleusement ses plumes.

Regarder basculer les feuilles une à une…

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Prendre la pose

 

Bruno et Berce .

Il y a quelques mois aux prémices du printemps, Berce s’en va en guerre, grappiller quelques images pour tenter de présenter une chimère comestible au labyrinthique milieu de la musique. Car de l’image avant toute chose pour se faire connaître. A l’image, je préfère la révélation…
Peine perdue!? Pas tout à fait.
Quelques heures légères à poser, choisir le meilleur décors, le plus beau profil.
Quelques instants de pure vanité, se surprendre s’imaginant enfin arrivé dans le sein des saints.

Une belle après-midi, un caprice léger, parfois inquiet… Quelques clichés à revoir lorsque le printemps sera loin, l’été presque effacé.

A travers la balustrade

Par la fenêtre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Devant la volière

Devant la volière

 

 

 

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