Dans la langueur de l’été 2015, de  l’ennui guettant à ma fenêtre a surgit cette envie étrange de rejouer à l’infini une apparition et une disparition. L’Annonciation d’un événement funeste à venir. Daphné des temps modernes en prise avec son reflet, retenue par l’image idéalisée de la femme actuelle, bafouée dans ses réelles aspirations à vivre comme bon lui semble, elle paraît destinée à jouer en boucle le sempiternel même rôle!

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Retour au coeur

Après presque deux ans d’absence Berce retourne aux sources. Les temps sont devenus froids, les hommes ont mal et semblent l’ignorer. La marge de manœuvre est faible. Que nous reste-t-il hormis la colère ou la révolte? Pour ceux qui se souviennent de leur vie antérieur sans collier, difficile de ne pas mordre. « Il faut se décolliériser » disait Léo! Des armes, des armes, des armes et des poètes de service à la gâchette. Pour mettre le feu aux dernières cigarettes, au bout d’un vers français brillant comme une larme!

Lavis, feutre et encres de couleur.

Lavis, feutre et encres de couleur.

Me revoici centrée, ancrée dans de nouveaux méandres, où je brasse et cherche les nouvelles mélodies, et les mots, ah ces putain de mots… difficile de les cueillir. A peine approchés, déjà tombés, déjà inutiles. C’est une joie et une souffrance, un appel irrépressible.  J’y travaille, et bientôt, je le souhaite, bientôt onze petits bâtards lèveront jusqu’à croquer sous l’oreille.

En attendant, je farfouille dans ma besace et en profite pour remettre en ordre quelques petites choses à joindre à l’historique et puis sans doute quelques petits scribouillis, moi qui éprouve toujours le besoin de dessiner.

Berce.

 

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